Méthode AGILE

Notre gestion de projet s’inspire de la méthode AGILE. La méthode AGILE telle qu’elle que décrite au départ comportait 4 points principaux. Cependant, trop souvent elle est mal appliquée ou mal adaptée au style de gestion de l’entreprise. Par ailleurs, dans certain cas la méthode AGILE est devenue une religion contraignante et tout simplement étouffante. Un des fondateurs même du Manifesto il y a 14 ans a écrit un article sur l’échec de la méthode AGILE.

Les individus et les interactions doivent avoir priorité sur les processus et les outils.

Trop souvent les gestionnaires de projets utilisent une plateforme ou un processus alors que celui-ci ne convient pas au projet ou aux contraintes de gestion de l’entreprise.

Que se passe-t-il quand, en plein milieu d’un sprint, on se rend compte qu’une pièce importante n’a pas été commandée. Des délais. Peut-importe si vous utilisez Jira ou Asana vous aurez un délais.

L’idéal est d’adapter les processus en fonction du projet et des individus et non le contraire. Il faut toujours se rappeler que les individus sélectionnés par votre entreprise sont compétents et honnêtes. Il faut alors leur donner le plus de liberté possible. Dans certains cas, une feuille Excel peut être parfaitement adaptée, dans d’autres pas. Il faut cependant leur donner la liberté de choisir ce qui convient le mieux.

Les grandes entreprises sont souvent étouffées par des outils universellement utilisés dans tous les projets. Les économies de synergie sont alors contre balancées par des pertes d’efficacité en développement de projet.

Privilégier les logiciels fonctionnels au-delà de la documentation

Dans le cas d’un développement purement logiciel, la documentation peut devenir un cauchemar et une perte de temps monumentale. Un bon codeur va faire en sorte que son code soit facilement compréhensible et qu’il ne nécessite que peu ou pas de documentation supplémentaire. On dit que le code s’auto-documente. L’idée de la méthode AGILE n’était pas d’exclure toute documentation. Dans certains cas, elle est nécessaire et insuffisante. Dans d’autres cas, elle est inutile. Il faut qu’elle donne une valeur ajoutée au produit à court ou long terme.

Cependant, certains ont sauté sur l’occasion pour évacuer toute documentation de leur projet avec les effets néfastes à long terme qui en résulte. D’autres, au contraire, on décider d’adopter la méthode AGILE, mais on gardé l’habitude de générer des quantités impressionnantes de documents qui ne donnent aucune valeur ajoutée au produit ou même au projet.

Encore une fois, il faut s’adapter aux réalités du projet en cours. Par exemple, un projet demandant des certifications spéciales comme SIL, nécessitera une documentation étoffée alors qu’un logiciel simple n’en aura que très peu.

Collaboration avec les clients avant la négociation de contrat

La seule constante dans un projet est le changement. Encore une fois, il faut s’adapter. Les deux parties peuvent décider de s’accrocher aux termes du contrat initial ou de s’adapter.

Il faut voir ces changements comme des opportunités plutôt que des embûches. Les opportunités mène toujours vers l’innovation et un produit final de meilleur qualité.

Répondre au changement plutôt que de suivre un plan

Encore une fois, la seule constante dans un projet est le changement. Malheureusement, il arrive fréquemment que des équipes suivent aveuglément un plan établit au début d’un projet sans jamais le remettre en question. Les projets sont dynamiques, les plans doivent l’être aussi. Ceci mène souvent les employés au bord du burn-out. Ils travaillent sous pression, sous un stress de plus en plus important à mesure que le projet déraille.

Pour être en mesure de changer un plan en cours de projet, il est nécessaire que la gestion de l’entreprise soit aussi AGILE. Il faut que les budgets (finance), les échéances (marketing), les requis (ventes) soient aussi remis en questions à mesure que le projet évolue.

Méthode Codotek

Nous nous adaptons à l’entreprise et au projet! Simple! Pas de logiciel imposé, pas de méthode spéciale. Nous utilisons des méthodes standard comme les Gantt, les WBS et les Sprints à votre façon, tout dépendant du projet.

Les quatres fondements de la méthode AGILE corrigent plusieurs défauts de la méthode Waterfall en y ajoutant le concept clef de l’adaptation au changement.

WBS + Gantt

Un WBS (work breakdown structure) est réalisé parallèlement avec un diagramme de Gantt. Ceci permet d’avoir une vue d’ensemble du projet. De plus, la visibilité du projet est plus grande avec ces méthodes qu’avec un sprint. Le fait de combiner les deux (WBS + Gantt) permet de voir les interactions. Ainsi, on évite d’oublier les tâches liants les disciplines.

On s’adapte. Un projet purement logiciel n’aura pas besoin du même détail ou de la même visibilité temporelle qu’un projet avec du matériel. Par exemple, un lead time de 4 mois sur une pièce critique nécessite plus de deux semaines de visibilité.

Gantt + Sprints

Une fois le Gantt de haut niveau réalisé, c’est la responsabilité des individus de préparer leur sprints. Pour ce faire, ils utilisent le Gantt et y ajoutent des tâches. Souvent, c’est le gestionnaire de projet qui fait ce travail. Cependant, seule la personne qui fera le travail est en mesure d’évaluer le temps et les interactions nécessaires.

Encore une fois, on s’adapte. Certaines équipes font appel à une personne pour le faire, d’autres le font en équipe. Au final, il faut que la méthode choisie apporte la plus grande valeur au projet et au produit.

En terminant, vous aurez compris que la méthode de gestion de projet que nous utilisons est hybride. Nous utilisons autant les points positifs de la méthode AGILE que ceux de la méthode Waterfall. Il faut faire preuve de jugement et savoir utiliser les bons outils au bon moment.